Les vrais savent… être présents

Naturellement l’arrivée d’un enfant et la constitution d’une famille changent votre façon de vivre.

Sortir devient d’abord une question de babysitter – ce qui module sensiblement le budget des virées nocturnes- ou le détour par « chez les grands-parents ».

La notion de grasse matinée tend à disparaître et il faut se dire que désormais tout est d’abord question d’organisation.

Mais quand votre enfant est différent (j’y reviendrai),
quand les problèmes de santé s’accumulent
quand l’élever exige de prendre un second boulot à plein temps -non rémunéré- pour lequel il faut se former, acquérir des connaissances, de mener un combat quotidien pour sa scolarisation, son suivi médical et autre…

D’un coup l’enjeu n’est plus de savoir si vous avez la force de continuer à entretenir votre réseau ou à maintenir vos habitudes de la trentaine.

Désormais , il s’agit de savoir qui comprend, un peu (comment se mettre à notre place, nous n’aurions su le faire nous-mêmes), se manifeste, se rappelle à notre bon souvenir.

L’amitié ne peut être un diktakt.

Elle ne peut non plus se quantifier ou se juger bêtement en balance du « tu fais ça pour, je fais ci pour toi ».

Naturellement les défauts ne sont l’exclusivité de personne.

Toutefois confronté à ma situation, j’ai souvent été surprise de l’indifférence de certains proches (pas tous heureusement) en comparaison de la sollicitude de lointaines et vague relations.

Rien ne serait pire dans mon cas que de céder à l’amertume ou à me doter d’une âme de comptable.

Mon Little Z a trop besoin de ma force et de mon goût du bonheur pour ne pas rester dans son monde.

Cependant, chaque étape d’une vie, aussi douloureuse s’avère-t-elle, nous enseigne quelque chose.

Sur nous-même et sur les autres.

A voir aussi :

6 commentaires

  1. La différence nécessite forcément un changement de vie. Mais de nouveau réseau se créée, pas forcément liée directement à la différence mais parce que notre manière d’appréhender la vie et les autres nous ouvre d’autres portes.
    Je n’aurai jamais cru être aussi bien entourée lorsque Jules est entré à l’école que maintenant.
    Le temps aide parfois. bises et bon courage <3

  2. c’est compliqué tout ca, c’est dur. C’est ce qu’on appelle la vie et ses vicissitudes. Il faut savoir en saisir les opportunités trouver de la force pour oublier ses fatalités. Ca fatigue, ca épuisé mais les mamans sont fortes, extrement fortes même et tu en fais partie.
    Pour les amis peut être que certains étaient dispos à ce moment, d’autres pas à cause d’autres soucis personnels. Peut être reviendront ils, peut être s’expliqueront-ils et vous retrouverez vous 🙂
    Take care of you and the gazelle team
    Et adresse pour little Z et sa famille : Les Belles envies 😉
    💋

  3. bonjour ,je comprends ce que tu vis ,j’ai eu peur d’avoir un enfant pas comme les autres car dans ma famille il y a 2 autistes, 1 schizophrène , 1 qui est décédée de la leucémie, j’ai eu 2 enfants porteur d’une maladie orpheline non déclaré( pour avoir la maladie, il faut que les 2 parents aient la maladie, CDG syndrome)on ne savait pas. c’est quand ma fille a eu son premier enfant. et ma fille a eu l’ enfant pas comme les autres CDG syndrome et un autre qui a la maladie mais non déclaré et ce même enfant a un QI de 124 ( les gens disent « ha c’est bien ça « ) mais pas forcement car c’est pas facile à gérer. elle a trouvé des personnes dans une association et aussi dans le centre de sa fille qui l’aident .

  4. Je me rends compte que je ne sais rien de vos soucis et de l’état de santé de ton petit Z 🙁 J’espère qu’on aura l’occasion de se faire ce moment gourmand cette année et de papoter.
    Pour le reste je plussoie totalement. C’est toujours dans les moments difficiles que tu comptes tes vrais amis. Et parfois tu es étonnée en bien par des connaissances (et en mal par des plus proches). Après j’avoue qu’à la 2e disparition inexpliquée d’un couple « d’amis » à des moments relous de nos vies, j’ai zappé. On a déjà bien peu de temps pour entretenir les vrais liens alors le statut d’amis Facebook est bien suffisant pour les gens même pas capables de prendre des nouvelles…
    Je te fais plein de bisous et t’envoie plein de force

  5. Comme je te comprends, je ne savais pas. Je pense avoir compris….je. Oui souhaite à tous plein de courage et je suis certaine que tu vas assurer. Laisse de côté ceux qui ne valent pas la peine et concentre toi sur l’essentiel. Je t’embrasse. Alexandra

  6. Lorsque je pense à toi, je vois un grand sourire et une croqueuse de vie. A la lecture de ce texte, je vois que tu traverses un moment plus difficile moralement. C’est le moment de prendre un petit temps pour toi chaque jour : jogging, méditation, relaxation, yoga, auto massage… tout ce qui peut te faire du bien même que quelques minutes. Refaire le plein d’occytocine, dopamine toutes ces hormones du bien être est primordia lorsqu’on soutient un enfant malade. Je te dis ça mais je suis certaine que tu le fais déjà. Je t’embrasse.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *