Intra muros, huis clos carcéral magistral

Albert Camus écrivit qu’il n’avait eu que deux véritables écoles en terme de moralité : le football et le théâtre.

C’est finalement sur cette dernière conviction que la pièce d’Alexis Michalik, petit chouchou du moment des planches parisiennes, a construit Intra muros.

Autour d’un cours d’art dramatique en prison, l’auteur décortique un à un les fils entremêlés des participants, des deux détenus au professeur sans oublier la jeune assistante sociale.

Si évidemment il est question de parcours chaotiques et de profils d’écorchés vifs, finissant par atterrir dans les dédales du systèmes carcéral, au fur et à mesure d’une mise en scène tendue et virevoltante, sans entracte ni pause où les acteurs endossent nombres de personnages sans jamais quitter la scène, une autre problématique prend de l’épaisseur.

Les liens familiaux et les mille et un détours des relations humaines, entre filiations réelles ou rêvées, deviennent le vrai décor final de l’intrigue.

Avec cette déclaration d’amour au théâtre, aussi humble soit-elle, et en sa capacité à changer la vie.

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