Comment j’ai raté ma première course officielle

Avant je courais derrière le bus pour ne pas le rater, derrière le métro pour ne pas attendre deux minutes supplémentaires, derrière mes enfants au square qui adorent tout simplement faire la course, derrière le temps pour ne pas être en retard à l’école, au travail, aux activités extra-scolaires. Le quotidien d’une maman parisienne très active. Mais ça c’était avant ma participation en septembre dernier à la Parisienne.
Maintenant je cours. Pour le plaisir de courir.
Je pratique ce sport tendance et ultra connecté qu’est le running.
En tant que working-running mum, je n’arrivais pas à me motiver pour courir seul. J’ai donc intégrer deux groupes.

#BoostRepublique
BoostRépublique.
Tous les mercredis soirs, à 20 heures tapantes, je rejoins ma communauté de runners urbains, sponsorisée par la célèbre marque aux trois bandes (je ne suis pas une gazelle pour rien) pour une course encadrée avec différents niveaux et vitesse (je reviendrais plus longuement dans un autre post sur mes runs hebdomadaires avec #BoostRepublique)

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-MumNRun
Julie du blog MamaFunky a réussi à fédérer une communauté de running-mums. Ce que j’apprécie particulièrement c’est la page facebook du groupe qui recèle d’infos, de courses, d’entraide et de soutien. Il y a encore deux jours, j’ai posté sur le mur une photo de mon pied avec mes ampoules dues à mes nouvelles baskets. En quelques heures, les mums m’avaient donné pleins de conseils utiles et pratiques. Cela ne me serait même pas venu à l’esprit de changer de chaussettes !
Forte de ces deux communautés, je me suis inscrite pleine d’envie d’en découdre aux 10 km de l’Equipe.

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Commandement numéro 1 : tu ne sortiras point la veille d’une course.
C’est avec un bide en vrac et une absorption de tiorfan deux heures avant le départ que je me suis présentée à cette course. Lors de mon repas de la veille (sans entrer dans les détails hein), un aliment n’a pas été très bien assimilé par mon corps. Je vous évite le récit de ma nuit.
Commandement numéro 2 : tu n’achèteras point de nouvelles baskets trois jours avant le jour J.
Non mais sérieusement. Que s’est-il passé dans ma tête pour ne pas avoir l’intelligence de me dire que non, jamais, il ne faut courir avec une paire neuve?
Je me pose encore la question.
Alors je m’élance telle une gazelle entrainée et sure d’elle aux 10 km au coeur de la capitale. c’est sans compter sur l’arrivée au troisième km d’une première ampoule, puis d’une seconde et pour m’achever d’une petite dernière (de rien du tout). C’est en souffrance et à l’agonie que j’arrive sur la place de la République.
Commandement numéro 3 : tu visualiseras bien le parcours.
Quand tes jambes t’abandonnent, quand tes pieds ne répondent plus, il ne reste plus que le mental pour avancer. Au final comme le dit si bien la fausse couverture de l’Equipe avec ma photo en Une : « Mon courage et ma détermination ont fait la différence ». Une titraille criante de vérité.
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Pour conclure, j’ai fini la course.
Avec un sentiment rageant de frustration.
Avec un retour chez moi en boitant.
Avec une envie de pleurer tellement la douleur aux pieds étaient atroces.
Et recevoir un message de son ami :

Il en faut des courses bien pourraves dans la vie, des courses où rien ne va comme on voudrait, où on se demande ce qu’on y fait. Tu as terminé malgré tout ça, avec le sourire, et ben c’est une belle victoire ! Bravo et pour le chrono, tu feras bien mieux la prochaine fois

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3 commentaires

  1. J’ai foire les 10k nike moi…. J’aivais a peine reussi a combattre une bacterie intestinale qui m’a mise a plat 15j. J’etais encore sous antibio qui filent la gerbe. J’ai couru comme une merde. J’ai souffert. Je n’ai pris ausin plaisir. J’etais degoutee.
    Et ce matin je cours la course des Princesses. Avec des baskets neuves…… Poin poin

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